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Hormones de croissance : le nouveau dopage

Message par ismano le Jeu 31 Mai - 15:35


Ce sont les propriétés anabolisantes et lipolytiques de l’hormone de croissance (growth hormone, GH) qui la rende attrayante pour les sportifs, au même titre que sa réputation d’indétectabilité. La GH est sécrétée de manière pulsatile par l’organisme, de telle sorte que des taux élevés d’hormone de croissance ne signifient pas nécessairement qu’il y ait dopage. Pour contourner l’obstacle, les laboratoires ont mis au point un kit de détection permettant de mesurer le ratio entre l’isoforme22K de la GH et les autres isoformes. Il faut savoir en effet que la GH endogène a de très nombreux isoformes alors que les GH de synthèse n’en comportent qu’un. Ce test, extrêmement fiable, a cependant une limite : sa « fenêtre d’opportunité » est très brève (12-24 heures après l’injection) et l’excrétion urinaire de la GH très faible (de l’ordre de 1 %).Quant au test salivaire, où la concentration en GH est plus importante, il manque encore de précision et souffre également d’une fenêtre d’opportunité très réduite.

L’autre moyen de détection de la GH est indirect, par la mesure des effets de la GH sur l’IGF-1 (insulin growth factor-1) et le P-III-NP (Procollagen III N-Terminal Propeptide, un marqueur de l’activité matricielle extracellulaire) qui s’élèvent considérablement sous l’effet de l’hormone de croissance, et pour plusieurs jours. La fenêtre d’opportunité est de 5-7 jours. Mais ce test n’est malheureusement pas spécifique d’une élévation de la GH consécutive au dopage, ce qui laisse la porte ouverte à des contestations possibles. Cet IGF-1 est par ailleurs l’une des nouvelles formes peptidiques de dopage car, à terme, il favorise l’érythropoïèse et l’angiogenèse. Aucun test ne permet de le détecter, hormis le constat de variations « inhabituelles » de son taux. Ce qui laisse également une place énorme à l’interprétation et à la contestation.

Enfin, ce tour d’horizon ne serait pas complet si on ne citait pas les Growth Hormone Releasing Peptides (GHRP), des secrétagogues qui ont pour double particularité de « booster » la production de GH endogène et de masquer la détection de GH exogène. Des tests apparemment performants sont en cours de validation afin de détecter ces GHRP via les acides aminés qu’ils contiennent en proportions très différentes des peptides endogènes.

Quoi qu’il en soit, de nombreux experts se posent la question de la pertinence de l’acharnement dans la détection de cette GH, car de plus en plus de publications, bien qu’anecdotiques, font état de l’absence d’effet ergogénique de cette hormone…

A suivre
.



Dr Dominique-Jean Bouilliez

Baumann G. : Growth hormone doping in sport : a critical review of use and detection strategies. Endocrine Rev., 2012 ; 33 : 155-86.
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