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Le QI des parents a une influence sur la santé mentale des enfants

Message par ismano le Dim 18 Déc - 17:17

On sait qu’un faible quotient intellectuel (QI) constitue un facteur de risque en matière de « troubles psychologiques, problématiques psychiatriques et suicide. » D’autre part, il est établi que les enfants déficients intellectuels ont plus souvent « des troubles du comportement, émotionnels ou anxieux. » Mais comme on manque encore d’informations relatives à l’incidence du QI parental sur la santé mentale des enfants, une étude britannique explore cette relation, grâce à l’analyse des données émanant d’une célèbre enquête épidémiologique (cohorte des sujets de même année de naissance, en l’occurrence la British Birth Cohort Study de 1958 [1]).

Cette recherche intéresse 2 202 paires parent/enfant (enfants non adoptés, âgés de 4 ans ou plus). « Peu de preuves ont été observées », écrivent les auteurs, « sur une quelconque association entre le QI parental et des troubles du comportement ou des problèmes émotionnels chez des enfants âgés de 4 à 6 ans. »

En revanche, une « preuve solide » d’une telle incidence a été apportée chez les enfants âgés de 7 ans ou plus, et chez les adolescents : ceux dont les parents ont les meilleurs QI (higher IQ scores) ont « moins de problèmes de comportement, émotionnels et d’attention. »

Ces associations « de type linéaire » concernent « toute la gamme des QI » (the full IQ range) et les ajustements statistiques concernant le contexte socio-économique et le QI de l’enfant lui-même ont un « effet limité. » Si l’intervention occulte de facteurs cryptogénétiques reste bien sûr envisageable (rappelons ainsi que le syndrome de l’X fragile n’est suspecté que depuis une quarantaine d’années, bien qu’il représente la seconde cause de déficience intellectuelle après la trisomie 21, et même la première cause de retard mental d’origine génétique chez le garçon), ces associations entre QI parental et psychopathologie de l’enfant peuvent s’expliquer (sans doute en termes de stimulations éducatives différentes) par « l’influence du milieu familial » (home environment) et/ou du « mal-être des parents » (malaise parental).




[1] Cette étude longitudinale concerne « tous les sujets nés en Angleterre, Écosse et Pays de Galles pendant une même semaine de Mars 1958. » Cf. http://www2.le.ac.uk/projects/birthcohort & http://www.cls.ioe.ac.uk/studies.asp?section=000100020003
[2] http://www.xfra.org/la-recherche/historique-de-la-recherche-a-nos-jours/


Dr Alain Cohen

Whitley E et coll. : Association of maternal and paternal IQ with offspring conduct, emotional, and attention problem scores. Transgenerational evidence from the 1958 British Birth Cohort Study. Arch Gen Psychiatry, 2011; 68: 1032-1038
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ismano
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