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Existe-t-il un facteur parasitaire dans la schizophrénie ?

Message par ismano le Sam 17 Sep - 11:20

De nombreux indices révèlent que des infections (reconnues ou occultes) peuvent jouer un rôle dans l’étiologie et la physiopathologie de la schizophrénie. Si l’attention s’est surtout portée jusqu’ici sur des infections survenues dans la période prénatale, des études récentes suggèrent que des infections pendant l’enfance ou l’âge adulte pourraient aussi « augmenter le risque de la maladie et altérer le contexte neuro-anatomique et neuropsychologique ».

The American Journal of Psychiatry évoque ainsi le rôle de la toxoplasmose [1], une affection imputée au protozoaire Toxoplasma gondii. Ce parasite est en effet « connu pour perturber le développement cérébral du fœtus » et se trouve « associé à la psychose dans de nombreuses études ayant évalué la séropositivité pour cet agent chez des adultes schizophrènes. » Mais la nature de cette relation épidémiologique demeure énigmatique : la parasitose favorise-t-elle (et comment ?) le déclenchement de la schizophrénie, ou cette psychose augmente-t-elle au contraire (et pourquoi ?) la vulnérabilité à la toxoplasmose ?

Portant sur une cohorte de 45 609 femmes, une étude prospective réalisée au Danemark [2] confirme en tout cas cette « association positive » entre le Toxoplasma gondii et la schizophrénie : le risque de développer des « troubles de type schizophrénique (schizophrenia spectrum disorders) est multiplié par 1,73 (Risque relatif : 1,73 ; intervalle de confiance à 95 % : 1,12–2,62) lorsque les taux d’anticorps (IgG) contre le parasite sont les plus élevé, par rapport aux sujets dont les taux d’anticorps sont les plus faibles. Et le risque de schizophrénie proprement dite est multiplié par 1,68 (intervalle de confiance à 95 % : 0,77–3,46).

Plus généralement, l’intérêt de confirmer la participation d’une composante infectieuse ou parasitaire dans le déterminisme (vraisemblablement poly-factoriel) de la schizophrénie réside bien sûr dans le fait que la prévention et le traitement de cette psychose pourraient bénéficier de ces recherches.


Dr Alain Cohen

1 Brown AS : Further evidence of infectious insults in the pathogenesis and pathophysiology of schizophrenia. Am J Psychiatry 2011 ; 168 : 764-766.

2 Giørtz Pedersen M et coll. : Toxoplasma infection and later development of schizophrenia in mothers. Am J Psychiatry 2011; 168 : 814-821.

ismano
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