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QUELQUES REFLEXIONS EN PEDIATRIE 2°

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QUELQUES REFLEXIONS EN PEDIATRIE 2°

Message par ELECTROCHOC le Mer 16 Déc - 21:34

PNEUMOLOGIE
Tout syndrome de pénétration impose la réalisation d’une bronchoscopie



Le syndrome de pénétration se présente classiquement par un accès brutal de
suffocation, de toux violente quinteuse avec apnée et reprise inspiratoire
bruyante. Toutefois, il peut bien passer inaperçu. Un examen clinique et un
cliché thoracique normaux ne doivent pas faire retarder la réalisation d’une
bronchoscopie qui s’impose de principe et en urgence aussi bien dans un but
diagnostique et thérapeutique.
Seule l’extraction précoce du corps étranger évitera l’évolution vers des
complications. En effet, un corps étranger négligé prédisposera aux dilatations
de bronches, aux infections respiratoires à répétition, à l’emphysème obstructif
localisé et plus rarement à l’abcès pulmonaire.
La prévention primaire passe par la sensibilisation des parents sur l’importance
de ce problème.

Toute détresse respiratoire fébrile chez un nourrisson est une
staphylococcie pleuro-pulmonaire jusqu’à preuve de contraire


Toute détresse respiratoire fébrile chez un nourrisson est une
staphylococcie pleuro-pulmonaire jusqu’à preuve de contraire
La staphylococcie pleuro-pulmonaire est une urgence redoutable qui peut mettre
en jeu aussi bien le pronostic vital (détresse respiratoire) que fonctionnel
(lourdes séquelles pleuro-pulmonaires).
La présentation clinique habituelle associe un syndrome de détresse respiratoire,
un syndrome toxi-infectieux (fièvre élevée, altération de l’état général, teint
grisâtre) et un syndrome digestif (ballonnement abdominal, vomissement,
diarrhée). L’examen clinique doit s’acharner à rechercher une porte d’entrée et
d’éventuelles localisations secondaires (arthrite, méningite, péricardite…).
La radiographie pulmonaire peut mettre en évidence une pleurésie, des bulles,
un pneumothorax, un épanchement mixte ou bien être parfaitement normale au
début, d’où l’intérêt d’évoquer systématiquement cette pathologie devant un tel
tableau ou tout simplement devant une détresse respiratoire isolée. La
confirmation bactériologique est apportée par la ponction pleurale et/ou la
réalisation d’hémocultures avant toute antibiothérapie.
La prise en charge est triple, associant une bi-antibiothérapie antistaphylococcique,
l’évacuation de l’épanchement pleural et une kinésithérapie
respiratoire.

Tout nourrisson qui siffle n’a pas forcément une bronchiolite



La bronchiolite virale est une infection respiratoire aiguë fréquente du nourrisson.
Elle constitue un vrai problème de santé par la morbidité respiratoire et la
mortalité qu’elle peut entraîner.
La bronchiolite se présente essentiellement avec une dyspnée expiratoire avec
wheezing ± associée à des signes infectieux. Le diagnostic est évoqué
facilement pendant la période hivernale. Malgré la fréquence de cette affection, il
ne faut pas méconnaître d’autres pathologies qui peuvent avoir une expression
clinique similaire. Aussi, faut-il évoquer entre autres les obstructions des voies
aériennes supérieures, les obstacles trachéo-bronchiques (corps étranger,
trachéo-bronchomalacie…), une mucoviscidose, un reflux gastro-oesophagien,
un asthme du nourrisson qui ne doit être évoqué qu’à partir du 3ème épisode de
sibilance.
Toutefois, le contexte épidémiologique, le caractère diffus des sibilants et le
contexte infectieux sont en faveur de la bronchiolite, et au moindre doute, il faut
savoir récuser le diagnostic et demander un premier examen : la radiographie
thoracique

Un enfant qui siffle n’est pas forcément asthmatique


L’asthme de l’enfant reste parmi les maladies les plus fréquentes en pédiatrie et
pose un problème de santé. Il s’agit d’une affection respiratoire chronique
handicapante sur le plan fonctionnel, mettant parfois en jeu le pronostic vital
dans les formes graves.
Le tableau clinique est dominé par une dyspnée sifflante expiratoire associée à
une toux paroxystique. Cependant, ce tableau n’est pas spécifique puisqu’il peut
être révélateur d’autres pathologies notamment l’inhalation de corps étranger,
une primo-infection tuberculeuse, un reflux gastro-oesophagien et certaines
malformations trachéo-bronchiques et vasculaires. Ceci est d’autant plus vrai
qu’il s’agit d’un nourrisson chez qui l’asthme est un diagnostic d’élimination.
L’orientation diagnostique se base sur l’anamnèse, la recherche d’une notion
d’atopie et un bon examen clinique. Une radiographie thoracique est toujours
nécessaire lors d’une première crise afin d’éliminer les autres causes. Par la
suite les tests de provocation, le bilan allergologique et l’exploration fonctionnelle
respiratoire permettront d’affiner le diagnostic.
Au total, une dyspnée sifflante chez un enfant ne signifie pas forcément asthme,
il faudrait savoir évoquer les autres diagnostics dès la moindre atypie ou
anomalie de l’examen clinique ou radiologique

ELECTROCHOC
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Re: QUELQUES REFLEXIONS EN PEDIATRIE 2°

Message par Juva le Mer 16 Déc - 22:04

très bon résumé et excellente réflexion
merci chef
de meme pr le tome1

Juva
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